Si voler est le plus vieux rêve de l'homme, on peut aujourd'hui affirmer qu'il s'est réalisé. Mais l'espace aérien reste un environnement complexe qu'on ne peut investir sans risque. L'IASA entreprend de développer une double compétence, pour rendre le complexe et l'invisible, accessibles et tangibles. Aider les pilotes à se construire une représentation mentale de leurs activités compatible avec un haut niveau de sécurité.
Cette double compétence, c'est la compétence en formation aéronautique et en conception et réalisation multimédia. Les séquences de l'IASA que vous pouvez regarder sur ce site, sont le résultat de nos efforts pour développer cette double compétence. Nous espérons que c'est un chemin qui s'ébauche vers une perspective d'amélioration continue de la sécurité aérienne, et une plus grande liberté de voler, en conscience. AJ.
Le logo de l'IASA
La toupie a été choisie pour sa propriété de stabilité gyroscopique. Le tore symbolise la communauté aéronautique, agissant autour de l'axe de l'amélioration de la sécurité aérienne. L'axe pointe sur une étoile à l'infini, inaccessible, elle symbolise le "zéro accident".
C’est maintenant une certitude. Pour l’IASA la meilleure façon de contribuer à l’amélioration de la sécurité consiste à réaliser au bénéfice du plus grand nombre des outils efficaces. Il nous est apparu rapidement que c’était par le média « image » que les messages que nous souhaitons transmettre avaient le plus de chances d’être reçus. C’est ainsi que sont nées les séquences vidéo désormais disponibles et très bien accueillies par les pratiquants. La question qui fait encore débat est celle du choix du (ou des) moyen(s) de diffusion. Aujourd’hui les séquences ne sont accessibles que sur le site web. Doit-on, par exemple, envisager de créer des DVD, sachant que cela entraînera nécessairement des dépenses importantes de création et de diffusion. Comme l’on dit parfois : « votre avis nous intéresse ».
Dans le futur proche, des évolutions significatives de notre système de formation des pilotes d’aviation générale vont se faire jour (entre autres la création des ATO). Les outils développés par l’IASA pourront et devront jouer un rôle important dans le « kit » des moyens mis à la disposition des formateurs.
Nous le savons tous, dans le domaine de la pratique aéronautique comme dans beaucoup d’autres, la formation est la clé de tout. Et si nos outils peuvent rendre celle-ci plus efficace alors nous n’aurons pas perdu notre temps.
Jean-François GEORGES
2012 : la manette en avant
Le conseil d’administration de l’IASA s’est tenu en décembre 2012. Plus qu’un simple bilan d’année écoulée, c’est un constat positif relatif à la pertinence de l’existence de l’Institut qui a été fait par les administrateurs présents. Dans mon édito précédent, je citais quatre exemples qui montraient combien le concept et les stratégies pouvaient être validés. En prenant en compte les recommandations formulées pendant la réunion, nous allons donc poursuivre nos actions, en espérant que les moyens financiers mis à notre disposition augmentent. Grâce à des matériels techniques plus performants, et à une ressource humaine supérieure, nous pourrons alors augmenter la cadence de production. Pour satisfaire une demande sans cesse plus importante…
Ainsi l’IASA va continuer son chemin en 2012, avec les organismes qui oeuvrent aussi pour l’amélioration de la sécurité aérienne. Ils différent tous, selon leur vocation, leur positionnement et leurs moyens disponibles. Certains privilégient la technique ; d’autres, plus cérébraux, le facteur humain. Mais tous sont utiles et nécessaires. Dans leur complémentarité, il faut voir une réelle force du milieu aéronautique et nous devons en profiter.
Je souhaite une bonne année à tous ceux qui consultent notre site, à tous les partenaires de l’Institut, à tous les administrateurs. Un clin d’œil particulier à l’un d’entre eux, Gérard David, qui continue de se remettre et que nous attendons.
Luc QUINTAINE
En ligne de vol !
Dans les Nouvelles de l'IASA de décembre 2011, nous avions attiré votre attention sur une vidéo qui nous avait été transmise par Michel BARRY :
Pourquoi le pilote de cet avion est-il passé à 2 doigts de la catastrophe ?
La réponse figure dans la séquence de l'IASA sur le second régime de vol, mais l'étude de ce cas particulier est intéressante, ce sont des conditions particulières et piégeantes qui ont placé le pilote dans cette situation difficile.
Le décollage de l'avion à train classique débute sur une surface à faible pente descendante sur laquelle l'avion est mis en ligne de vol. Puis il arrive sur une pente nettement descendante. Lors de la transition, le pilote, par réflexe, ou pour amortir le passage d'une pente à l'autre, maintient l'avion en ligne de vol, c'est à dire à une assiette à peu prés égale à zéro.
Mais comme l'avion est sur une trajectoire descendante, le résultat du maintien de l'assiette est une augmentation de l'incidence, qui accroît la trainée et empêche l'avion d'accélérer.
Bien qu'il n'ait pas décollé, on peut considérer que l'avion se trouve avant le point équipuissance du second régime de vol, en déficit de puissance. (voir les courbes ci-dessous)
Le pilote aurait dû maintenir une faible incidence jusqu'à la vitesse de rotation (voir schéma "vert" ci-dessus), au delà du point équipuissance du second régime, pour assurer son décollage.
L'expression consacrée pour l'action du pilote, qui consiste à laisser, ou faire se lever la queue d'un avion à train classique pendant la course au décollage est : "Mettre l'avion en ligne de vol". Quelle est la référence de cette "ligne de vol" ? L'horizontale, ou la trajectoire ? Merci d'avoir lu cet article, et bons vols. AJ
Un PAPI doit être en fonctionnement depuis au moins 15 minutes pour être utilisé.
En effets des gouttelettes de rosée peuvent recouvrir les vitres du PAPI et mélanger le rouge et le blanc, la couleur résultante étant un orange clair qui peut facilement être confondu avec du blanc. Dans ces conditions, que risque-t-il d'arriver en vol de nuit ? Histoire vécue !